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svenizkypeur
22 mai 2013 @ 22:07
Le dernier jour d'Eclipse, Mandoline nous a fait jouer à Don't Rest Your Head. Et après une nuit à tenter de maîtriser une partie pour dix joueurs, on peut dire qu'elle avait parfaitement intégré le slogan du jeu : ne vous endormez pas.

Projets R recommande des titres dans ce genre pour accompagner ; je trouve que le premier est bien représentatif de la partie qu'on a jouée. Le système de jeu est très compliqué, et est fait pour ne pas être utilisé si on veut que les PJ survivent et ne s'endorment pas. J'en parlerai un peu à la fin, quand on a commencé à l'utiliser. Enfin, la page TV Tropes vous expliquera le sujet du jeu.


Vos yeux se ferment...Collapse )
 
 
svenizkypeur
21 mai 2013 @ 20:26
Avant de vous parler de la partie, je vais vous parler du jeu en lui-même. Alors que dire sur Shade ? Aucune idée en fait. Allez voir voir sur le Grog, l'explication qui y est donnée est bien meilleure que tout ce que je pourrais en dire. Mais en gros, dans un monde inspiré de Venise pendant la Renaissance, on joue des Tenebrosi, des personnes qui ont la particularité d'avoir une Ombre vivante dotée de pouvoirs.

Dans la ville de Clémence, la peste tue les hommes, et les brumes tuent les Ombres. En fait, au moindre problème de santé, on est enfermés avec les pestiférés, dans le doute. Dans ce contexte, cinq Tenebrosi ont décidé de s'unir pour s'enfuir ensemble de cette ville en quarantaine. Cinq Tenebrosi, ça veut dire que Mando, notre MJ, a accepté d'encadrer dix joueurs pendant la ronde nocturne du samedi, ça demande du courage.

Car traditionnellement dans Shade, le joueur joue l'humain qui négocie constamment avec son Ombre, qui a ses pouvoirs et sa propre identité, généralement bloquée entre celle d'un gamin et d'un adolescent, et rarement accordée avec celle ce l'humain. Ici, le but des Ombres est donc d'être les plus insupportables possible pour leur humain, tout en s'assurant quand même que les deux survivent. Tour de table rapide :
- Recto, assassin justicier, et son Ombre Verso ;
- Maria, espionne (danseuse officiellement), et Moi, son Ombre (jouée par... enfin vous avez compris). Espionne genre Mata Hari, avec les vêtements qui s'imposent dans un jeu de fantasy, ce qui fait que Moi ne cesse de critiquer son accoutrement.
- Emilia, soubrette, et son Ombre Eloïse ;
- Armando, aventurier, et son Ombre Ellendhyl.
Mais oublions tous ceux-là, car nous n'étions là que pour être le public de notre MJ et d'un joueur dont j'ai oublié le nom, celui dont le perso était Antonio l'arlequin. Normalement, l'humain est censé être la voix de la raison dans le duo, mais personne n'en a prévenu Antonio, et Diurne a vraiment trop à faire à tenter de réparer les bêtises de son humain pour avoir le temps de proposer les siennes. C'est pourquoi ceci ne sera pas un compte-rendu, le résumé de la partie servira juste à donner un contexte aux meilleures blagues d'Antonio (et de quelques autres, quand même, on n'a pas fait que regarder). En particulier, je ne chercherai pas à vous expliquer les capacités défensives de l'armure de parpaings.
Commedia dell'arteCollapse )
 
 
svenizkypeur
Caen, Août 1562. Un sage et docte Libraire. Un intrépide Chevalier. Une douce et perspicace Nonne. Un matois Valet.
Bienvenus dans un monde Renaissance-Historique!

Il est frais mon édit, il est frais!Collapse )
 
 
svenizkypeur
Tout ce que je savais sur le jeu en tentant de rejoindre la table d'Engrenages, c'est que ça se passe dans une uchronie steampunk. Plus de détails ici.
Le compte-rendu n'est pas très intéressant en fait, mais il y a Mamie Tromblon.Collapse )
 
 
svenizkypeur

Tout d'abord, l'histoire anecdotique d'un mystérieux interrupteur.

]°[

Ensuite, on peut monter une machine de Turing à Magic. Bienvenus dans le futur.
 
 
svenizkypeur
30 avril 2013 @ 23:10
Forfait complet : donjon, monstres, loot
La Compagnie Opératrice des Donjons Épiques de Xillinaria (CODEX), dont vous êtes les dirigeants et fondateurs, est une entreprise florissante. L’association Donjons et divertissement (D&D), que vous avez aussi fondée et dont vous êtes membres du directoire, qui regroupe cette activité ainsi que tous les produits dérivés, vous permet même de générer des bénéfices de répartition optimisée pour limiter l’impact fiscal. Le grand nombre de jeunes nobles désoeuvrés de Xillinaria, bercés depuis leur enfance par les contes et légendes remplis de chevalier et de dragons (qu’il n’ont pourtant jamais vu ni l’un ni l’autre) vous assurent un revenu de croissance régulière, vous permettant d’offrir toujours plus de donjons de plus en plus épiques.
Pourtant, un nouvel arrivant a installé un donjon près de la ville et nombre de vos clients se plaignent de sa trop grande difficulté et de son manque d’intérêt. Vous vous rendez donc chez ce concurrent qui ternit l’image de la profession en plus de briser votre monopole pour lui faire comprendre qu’il a tout intérêt à se plier comme tout propriétaire de donjon aux règles de la Convention (que vous avez évidemment rédigée vous-même).À l'aventure, compagnons !Collapse )
 
 
svenizkypeur
26 avril 2013 @ 20:34
Préparez vous à vivre la plus formidable aventure de tous les temps. Une compagnie que rien n'arrête va s'infiltrer dans le plus dangereux labyrinthe de la Terre de Xillinaria (le seul en fait) !
Au mépris du danger, ils vont braver les maléfices du nécromancien et briser les genoux de la concurrence.

Un PDG au regard lubrique...
- Il faut qu'on change les tenues des sœurs des bienfaits, les actuelles ne mettent pas suffisamment en valeur leurs "compétences"...
Une magicienne aux cheveux de soie...
- Non, on ne prostitue pas la demoiselle en détresse !
Un barbare... brutal...
- Il semble qu'il s'agisse de Canis lupus familiaris tout ce qu'il y a de plus classique...
Un chorégraphe agile et rusé...
- Non, non, non ! Ce n'est pas ça du tout, on recommence : c'est pas chassé, s'empaler gracieusement sur l'épée, évanouissement et roulade vers le rideau, puis se glisser dans les coulisses quand ils ne regardent pas !
Un bourreau perspicace...
- Ce serait quand même beaucoup plus facile de crocheter la serrure si on avait la clé !
Un alchimiste... comme les autres
- C'est bon, j'ai placé les charges. Je fais tout péter maintenant, ou j'attends qu'on sorte ?
Une chimère 50% commerce équitable...
- SsssGrrrrrWoufBêêêê !

Préparez vous à vivre la plus formidable aventure de tous les temps ! Le nouveau donjon de CODEX vous attend... Sur svenizkypeur.livejournal.com
 
 
svenizkypeur
23 avril 2013 @ 23:47
Constantinople, 870. Sur le marché, cinq personnes discutent :
- le percepteur Bardas Arintosopoulos Kamateros,
- le philosophe Nicéphore Bordas,
- Hertzan Saouni, le guerrier arménien,
- Mehadeyis fils de Teodros, marchand,
- le pope Christophoros,
- l'astrologue Narr Eddin, originaire de Bagdad.

Ils tombent sur un marchand de leur connaissance, Sophronius, un vendeur spécialisé dans les objets de provenance lointaine. Celui-ci est très préoccupé : un de ses contacts a déniché pour lui de magnifiques œufs peints sur un marché de Nicomédie, en provenance de Cherson (Crimée), il lui a envoyé son paiement il y a deux semaines, mais les œufs ne sont jamais arrivés. Or, il les a déjà revendu à des nobles de Constantinople, et si la marchandise n'arrive pas vite, Sophronius risque sa tête. Narr Eddin est très touché par son histoire, lui souhaite bonne chance et lui achète du tabac. Il conseille quand même au marchand de se procurer d'autres œufs ressemblant plus ou moins à la description qu'il en a eue et de tenter d'expliquer le malentendu aux nobles si ceux-ci ne se montrent pas satisfaits de la marchandise. Les autres PJ décident plutôt de ne pas rejeter l'accroche du scénario et se propose d'aller à Nicomédie pour voir de quoi il retourne (à condition que Sophronius leur paie le voyage, en plus d'une rémunération pour le dérangement, parce qu'il ne faut pas déconner. Et Christophoros insiste pour pouvoir acheter quelques œufs pour son église, vus que les scènes peintes sont apparemment de véritables œuvres d'art représentant des scènes bibliques). Narr Eddin se joint à eux prétextant que le mauvais temps à Constantinople l'empêche d'exercer sa profession ces jours-ci.

Le voyage se fait par la route dans un chariot tiré par des ânes. Tout le monde se moque de Narr Eddin qui demande constamment de faire arrêter le chariot pour poser son tapis de prière, mais après quelques kms de tape-cul, tout le monde prend ces pauses avec plaisir. À Rofinianes (je ne garantis pas l'orthographe, cette ville n'apparaît pas sur mes cartes de la Bithynie), ils invitent à dîner l'ambassadeur Ali Suleiman de Bagdad, qui va à Constantinople pour demander l'aide de Rome contre la Perse (tout le monde est d'accord sur le fait qu'il faut combattre la Perse, mais les villes les moins menacées espèrent que celles au premier front pourront éliminer le danger sans leur aide). Il parle du pays avec Narr Eddin et explique à tous la situation à Nicomédie: les tensions sont actuellement très fortes avec la ville rivale, Nicée.

Les voyageurs arrivent à Nicomédie le lendemain dans l'après-midi ; n'ayant pas le temps d'enquêter, ils décident plutôt de faire du tourisme, en passant par le palais du Stratège, l'acropole et les basiliques, notamment St Causse. Les marques des tremblement de terre et des sièges des hérétiques (notamment les pauliciens) les années passées sont encore évidentes, et il n'en faut pas plus pour que Christophoros et Narr Eddin se lancent encore dans des débats religieux sur les différences entre les croyances des différentes sectes, et à quel point l'Islam est meilleure comme l'union de ces fidèles (si on ignore évidemment les querelles entre les Sunnites les Chiites, les Kharijites....). En gros, tout au long de la partie, ça a ressemblé à ça.

Le lendemain, nos héros se rappellent qu'ils ont quand même une mission à mener et ils vont enquêter sur le marché (à part les chrétiens qui vont évidemment à matines). Après lui avoir acheté trois œufs de caille peints (la marchandise disparue est constituée d'œufs d'autruche), Mehadeyis apprend d'un marchand que l'homme qu'ils recherchent, Abramius, loge à la basilique Ste Anne, et que les vingt œufs qu'il a achetés proviennent tous du marchand russe Yaroslav, qui est parti la veille. Les vingt œufs ont été vendus pour 400 folles (il ne s'agit pas de 400 escalves histériques), ce qui serait un prix raisonnable s'ils n'avaient pas été peints et qu'on avait été en Afrique : ce prix est extrêmement louche. À la basilique Ste Anne, Nicéphore apprend qu'Abramius est parti en grande hâte trois ou quatre jours auparavant vers Pilai, apparemment « pour aller voir quelqu'un de sa famille », ce qui a étonné tout le monde car on ne lui connait pas de famille, et encore moins à Pilai. Il semble qu'il voyageait léger, et les vingt œufs d'autruche ne sont probablement pas cachés dans ses poches.

Pendant ce temps, Kamateros, Heratzan et Mehadeyis sont partis à la poursuite de Yaroslav. Comme celui-ci est en charrette alors qu'eux sont à cheval, ils le rattrapent en début d'après-midi. Le marchand leur apprend qu'il s'est procuré les trente œufs auprès de paysans kazakhs près de Cherson, au prix de un follis l'un. Même un paysan aurait dû savoir que ces œufs valaient plus que ça. Il s'agissait en réalité d’œufs en bois peints, qui étonnamment restaient chauds au toucher même au cœur de la nuit. Cinq œufs ont été vendus à un certain Kosmas Manuelites, cinq autres à un conducteur de quadrige du nom de Sfrontes, et Abramius a acheté le reste du stock parce qu'à ce prix là, il aurait eu tort de se priver. D'ailleurs, Yaroslav ne peut donner d'explication convaincante à Mehadeyis pour son bas prix de vente : certes il a fait une marge considérable sur ces transactions, mais un marchand tel que lui aurait dû savoir qu'il était encore très en dessous du prix réel des objets. Avant de se séparer, Mehadeyis achète du jade, sachant que Sophronius lui en donnera un bon prix.

Pendant ce temps au marché, les autres n'apprennent rien de plus (si ce n'est une rumeur comme quoi un conducteur de quadrige aurait fêté son anniversaire dans toutes les tavernes de la ville alors que ce n'était pas le bon jour, mais quelles sont les chances que cette histoire ait quoique ce soit à voir avec les œufs?), et ne trouvent rien non plus en repassant dans la chambre d'Abramius. Ils apprennent par contre que le marchand aurait retiré une caisse de son étalage trois jours auparavant, et il voyagerait donc avec plus de bagage que ce qu'ils pensaient.

Le soir, les voyageurs partagent leurs découvertes et arrivent à la conclusion que pour une raison ou pour une autre, ceux qui sont entrés en possession des œufs ont eu des comportements étranges qui les ont incités à les partager. Leur conversation s'interrompt brusquement quand ils remarquent qu'à la table d'à côté, un jeune homme du nom de Nicolai se voit offrir un œuf d'autruche peint pour son anniversaire. Avant qu'ils n'aient le temps de réagir, Nicolai s'excuse et quitte la taverne. Kamateros et Heratzan se lancent immédiatement à sa poursuite, pendant que Narr Eddin apprend des amis de Nicolai que ceux-ci ont acheté l’œuf auprès du conducteur de char pour un nomisma, soit une hausse de 28700% depuis les paysans kazakhs : on se rapproche d'un prix raisonnable pour ces objets.

À l'extérieur, Kamateros et Heratzan trouve Nicolai en adoration devant l’œuf. Alors qu'ils essaient d'engager la conversation, trois pouilleux s'approchent d'eux en leur criant qu'ils ne sont pas dignes de s'adresser au Saint. Comme ce ne sont que des pouilleux et que ce sont plutôt eux qui devraient apprendre à respecter les plus puissants, les deux byzantins dégainent leurs armes et vont leur apprendre les bonnes manières. Les pouilleux sortent eux aussi des couteaux et chargent en criant « Shag ! », terme dont Christophoros et Narr Eddin pourront affirmer qu'il ne correspond à aucune religion connue (ou en tout cas aucune qui vaille la peine d'être mentionnée).

Les bruits de combats attirent les amis des byzantins et de Nikolai, et Narr Eddin va chercher la garde. Bilan : l'un des pouilleux est mort, un autre est assommé et caché à l'abri des regards de la garde, et le dernier, Andro est capturé. En touchant l’œuf, Kamateros a une vision d'une grotte à l'ouest, près d'Helenopolis, où reposent des dizaines d’œufs, plus que les trente achetés par Yaroslav en tout cas.

L'interrogatoire d'Andro n'est pas très instructif (« Ouvrez votre esprit à Shag, et vous verrez la puissance de Shag », mais il n'est évidemment pas capable de justifier comment Shag pourrait être plus puissant que le Créateur de toute chose. Faire interroger un fanatique par deux intégristes n'était peut-être pas une idée très constructive). Nicolai va mieux par contre, et il affirme avoir entendu une voix quand il s'est saisi de l’œuf, et celle-ci lui a demandé de danser et de chanter : il a été incapable de résister.

Il est maintenant temps d'observer cet œuf. La scène est peut-être un peu moins religieuse qu'il n'y paraissait au premier abord, puisque nulle part dans la Bible David n'a affronté de monstres à tentacules. Heratzan, qui je le rappelle, est un guerrier de profession, est si horrifié par ce blasphème qu'il s'évanouit. Parce que c'est un scénario de Chtulhu, et une peinture est forcément bien plus terrifiante que les horreurs du champ de bataille. Il faudra que les rôlistes comprennent un jour que les personnages de Lovecraft ont été écrits par quelqu'un de notoirement trouillard et qu'il n'y a rien dans un tableau ou un livre qui justifie une perte de SAN si sa découverte ou sa lecture n'a pas lieu dans des conditions particulièrement traumatisantes. Point de règle intéressant par contre, les personnages ont une caractéristique de piété sur 20 correspondant à un niveau de foi sur 100, et tout jet de SAN peut être remplacé par un jet de piété : en cas de succès, le personnage est convaincu que Dieu ou Allah ne saurait tolérer l'existence de ce genre de sorcellerie et a suffisamment de volonté pour la combattre. En cas d'échec par contre, le personnage subit une perte de SAN et une crise de foi.

Ainsi, quand Heratzan se réveille et qu'il détruit l’œuf avant que les autres n'aient le temps de réagir, toutes les personnes présentes sont confrontées à leur première créature du mythe ; comme rien de ce qui s'est passé jusqu'ici ne permettait de s'y attendre, il est légitime cette fois que les personnages subissent une perte de SAN, mais ce n'est pas la réaction de Nar Eddin : du haut de son 95 de foi, il ne peut voir la créature que comme impie et se met à hurler « JIHAD !! ». D'un autre côté, la cible étant petite, rapide et ailée, et lui n'ayant aucun entraînement militaire, il n'est pas capable de faire grand chose, et même Heratzan ne parvient pas à toucher la créature qui finit par charger Nicéphore avant de disparaître. L'influence qu'elle avait sur Andro se dissipe alors et celui-ci informe les étrangers qu'il n'a jamais touché l’œuf, c'est simplement le fait de le regarder sur le marché qui a fait de lui un cultiste. Ces œufs représentent donc un grave danger, et il est impératif que la sécurité de la ville en soit informée ; heureusement, Nicolai est en mesure de demander une audience pour les étrangers auprès du stratège Héraclus le fortuné.

Le lendemain, Nicéphore a disparu sans laissé de trace. Mais il a pris un cheval, ce qui fait qu'Heratzan est en mesure de le rattraper sans difficulté sur la route d'Heraklion (Nicéphore est vraiment un piètre cavalier). Heratzan n'a aucun problème pour désarçonner son ami, mais en s'approchant de lui, la créature de la veille en sort et se jette dans le guerrier. Nicéphore n'a que peu de souvenir de son expérience de possession, mais il a le réflexe de blesser le cheval d'Heratzan pour empêcher l'hôte et la créature de partir ; il n'a malheureusement pas le temps de faire de même avec le sien dont le guerrier s'empare pour chevaucher vers Helenopolis.

Pendant ce temps, les autres sont en mesure d'expliquer la situation au Stratège : il y a suffisamment de preuves et de témoins dignes de confiance pour que celui-ci les croient et il informe les voyageur qu'il va demander à ses gardes de retrouver les différents œufs en circulation et de les détruire par le feu (les gardes auront l'ordre de ne pas regarder les œufs de près, mais il n'y a a priori pas d'autres œufs d'autruche en bois constamment chauds et représentant des scènes pseudo-religieuses, donc peu de risque de confusion). Pendant ce temps, les voyageurs, qui sont les seuls capables de reconnaître la grotte de leur vision, seront escortés par une dizaine de gardes équipés de feu grégeois.

Tout ce petit monde retrouve Nicéphore sur la route qui leur explique qu'il faut ce méfier d'Heratzan, mais quand ils trouvent celui-ci à Helenopolis, il semble dans son état normal, bien qu'amnésique. Christophoros tente de l'exorciser mais sans succès (logique, puisque le démon est parti depuis longtemps). Narr Eddin ne peut s'empêcher de signaler qu'un imam y serait parvenu.

Des témoins sont en mesure d'indiquer à la troupe par où est passé Abramius avec sa cargaison, et la grotte est vite repérée. Narr Eddin est le premier à apercevoir les créatures et se met à prier. Cela n'inspire aucune confiance aux autres qui approchent la grotte avec beaucoup de circonspection. Quand Mehadeyis lance son feu grégeois, quelques unes des créatures sortent de leurs œufs et retombent immédiatement, inertes. Abramius est retrouvé non loin, inoffensif et amnésique.

En fait, les insectes de Shagaï voulaient retrouver leurs frères et ont manipulé des humains pour qu'ils les amènent dans la grotte où ils attendaient d'éclore (les scènes religieuses sont simplement l'effet de la folie, mais il convient de féliciter le paysan qui a un excellent coup de pinceau). Résultat, tous sont mort.

Tous ? Pendant que les autres hésitaient à s'approcher, la cupidité de Kamateros l'a poussé à attraper un œuf et a apparemment réussi à le cacher au regard des autres, ce qui signifie qu'un œuf est maintenant en route pour Constantinople...

Sauf que comme les autres, il était dans la zone d'effet du sort de Narr Eddin (-10 aux jets des non-musulmans, -1PV par tour sur les créatures du mythe sur un rayon de PIÉTÉ mètres ; les insectes ont entre 1 et 2 PV), c'est donc un cadavre que contient l'œuf. Et j'espère que le Créateur Fou est maintenant convaincu de l'importance de la foi.
 
 
svenizkypeur
21 avril 2013 @ 00:06
"A fire-breathing dragon lives in my garage"

Suppose (I'm following a group therapy approach by the psychologist Richard Franklin) I seriously make such an assertion to you. Surely you'd want to check it out, see for yourself. There have been innumerable stories of dragons over the centuries, but no real evidence. What an opportunity!

"Show me," you say. I lead you to my garage. You look inside and see a ladder, empty paint cans, an old tricycle -- but no dragon.

"Where's the dragon?" you ask.

"Oh, she's right here," I reply, waving vaguely. "I neglected to mention that she's an invisible dragon."

You propose spreading flour on the floor of the garage to capture the dragon's footprints.

"Good idea," I say, "but this dragon floats in the air."

Then you'll use an infrared sensor to detect the invisible fire.

"Good idea, but the invisible fire is also heatless."

You'll spray-paint the dragon and make her visible.

"Good idea, but she's an incorporeal dragon and the paint won't stick." And so on. I counter every physical test you propose with a special explanation of why it won't work.

Now, what's the difference between an invisible, incorporeal, floating dragon who spits heatless fire and no dragon at all? If there's no way to disprove my contention, no conceivable experiment that would count against it, what does it mean to say that my dragon exists? Your inability to invalidate my hypothesis is not at all the same thing as proving it true. Claims that cannot be tested, assertions immune to disproof are veridically worthless, whatever value they may have in inspiring us or in exciting our sense of wonder. What I'm asking you to do comes down to believing, in the absence of evidence, on my say-so. The only thing you've really learned from my insistence that there's a dragon in my garage is that something funny is going on inside my head. You'd wonder, if no physical tests apply, what convinced me. The possibility that it was a dream or a hallucination would certainly enter your mind. But then, why am I taking it so seriously? Maybe I need help. At the least, maybe I've seriously underestimated human fallibility. Imagine that, despite none of the tests being successful, you wish to be scrupulously open-minded. So you don't outright reject the notion that there's a fire-breathing dragon in my garage. You merely put it on hold. Present evidence is strongly against it, but if a new body of data emerge you're prepared to examine it and see if it convinces you. Surely it's unfair of me to be offended at not being believed; or to criticize you for being stodgy and unimaginative -- merely because you rendered the Scottish verdict of "not proved."

Imagine that things had gone otherwise. The dragon is invisible, all right, but footprints are being made in the flour as you watch. Your infrared detector reads off-scale. The spray paint reveals a jagged crest bobbing in the air before you. No matter how skeptical you might have been about the existence of dragons -- to say nothing about invisible ones -- you must now acknowledge that there's something here, and that in a preliminary way it's consistent with an invisible, fire-breathing dragon.

Now another scenario: Suppose it's not just me. Suppose that several people of your acquaintance, including people who you're pretty sure don't know each other, all tell you that they have dragons in their garages -- but in every case the evidence is maddeningly elusive. All of us admit we're disturbed at being gripped by so odd a conviction so ill-supported by the physical evidence. None of us is a lunatic. We speculate about what it would mean if invisible dragons were really hiding out in garages all over the world, with us humans just catching on. I'd rather it not be true, I tell you. But maybe all those ancient European and Chinese myths about dragons weren't myths at all.

Gratifyingly, some dragon-size footprints in the flour are now reported. But they're never made when a skeptic is looking. An alternative explanation presents itself. On close examination it seems clear that the footprints could have been faked. Another dragon enthusiast shows up with a burnt finger and attributes it to a rare physical manifestation of the dragon's fiery breath. But again, other possibilities exist. We understand that there are other ways to burn fingers besides the breath of invisible dragons. Such "evidence" -- no matter how important the dragon advocates consider it -- is far from compelling. Once again, the only sensible approach is tentatively to reject the dragon hypothesis, to be open to future physical data, and to wonder what the cause might be that so many apparently sane and sober people share the same strange delusion.

The Dragon In My Garage
by Carl Sagan


- Watch'a thinking about? - Not Much. Dragon stuff.
 
 
svenizkypeur
Il y a une quinzaine de jours, eut lieu la fabuleuse convention de jeux de rôle, de plateaux, de cartes, de société, la fabuleuse, la bien nommée Histoire de jouer, septième édition.
Comme d'habitude, c'était très bien. Trois étoiles partout.

Quoi, des détails? C'est bien parce que c'est vous, hein.
L'organisation est bien. Y'a un site, on s'inscrit à l'avance pour ce qui requiert une inscription, on paye en arrivant. Nourritures et boissons y sont vendues, avec un rapport quantité/qualité/prix tout à fait correct. Nombreuses activités gratuites, entrée libre.
Les parties de JdR sont nombreuses et diverses, on en compte une l'après-midi, une le soir le samedi et une l'après-midi le dimanche. On peut éventuellement participer à une große Morderparty le samedi soir, si l'on est bien habillé.
Je crois Me souvenir que l'on peut rester toute la nuit, mais il n'y a pas d'espace prévu pour dormir sur place.
De nombreux jeux de société n'attendent que le chaland pour une petite partie ou pour toute la journée, les gens sont sympas, il y a une tombola, un euro l'ticket, pas cher pas cher.
Remarques mineures:
-Les lots de la tombola sont assez nombreux pour que tous aient quelque chose, mais les lots de samedi n'étaient pas à Mon goût. Ceux de dimanche plus, mais comme Je ne suis pas venu dimanche... J'ai quand même pu repartir avec un truc sur des nains. DORFS, MOTHERFUCKER!
-Les bentos ferment mal, la sauce peut s'en échapper. Ne les mettez pas dans un sac.
-Ca commence à 10 heures du matin. En commençant un peu plus tôt, il pourrait y avoir moyen de caler une ronde de JdR le matin.


9/10, would play again.