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svenizkypeur
11 juin 2017 @ 22:59
Le document qui va suivre est une vidéo sur le fusil automatique Chauchat, une arme célèbre de la Première Guerre Mondiale. Dans les faits, les armes classées comme "fusil automatique" tendaient soit plus vers la mitrailleuse légère, soit vers une forme primitive de fusil d'assaut.
Note: le présentateur prononce "Cho-chow".

Chauchat: Shooting, History, and Tactics
 
 
svenizkypeur
11 juin 2017 @ 01:58
En l'honneur de Mes deux réacteurs nucléaires sur Factorio, veuillez agréer camarades, camarades, cette vidéo de promotion des valeurs modernes qui portent la France reconstruite, glorieuse, dans la modernité de la deuxième moitié du moderne 20e siècle.
Moderne.
Moderne moderne moderne.


La pompe Moderne - Plus Dur, Meilleur, Plus Rapide, Plus Fort ( Daft Punk ) by Julien Lassort
 
 
svenizkypeur
22 mai 2017 @ 23:37
Thème :Description d'un tableau (réel ou imaginaire, nommé ou non).
Contrainte : le texte ne doit pas comporter le moindre nom de couleur ou de teinte.


Le Martyre de St-Innocent est une œuvre séminale du mémanisme refondé, typique de l'ancien courant.
Les lignes de forces s'organisent très sobrement, du groupe des forces de l'ordre à St-Innocent, selon le découpage traditionnel deux-tiers / un-tier désormais répandu dans l'architecture mémanique.
Les teintes sont choisies selon les canons de l'Eglise et les enseignements traditionnels. Peu de luminosité, sauf aux endroits illuminés par les contrastes des armes à feu, pistolets, mitraillettes; des cigarettes, blondes comme artisanales; des cocktails Molotov. Les suivants de St-Innocent sont en retrait, illustrant leur volonté de ne pas éclipser le grand Homme, de le soutenir dans sa démarche sacrificielle librement consentie, ou, pour ceux dans le déni de la fin prochaine de l'Elu, de chercher des renforts.
Les poses reprennent les Epîtres et les Sermons, allusions claires et directes au renoncement, au salut dans la fuite, au refus de l'arbitraire de l'autorité, à la béatitude par la vitesse, à l'autosuffisance agricole en matière de plantes médicinales et à la primauté du spirituel sur le matériel.
Divers symboles sont visibles, ou à grand-peine déchiffrables, mais leur interprétation reste confuse. Ainsi, nulle preuve n'a été faite des thèses très fantaisistes selon lesquelles le lieu du Martyre aurait été un temple à Mors-Shaggataï, ni celles mentionnant un polythéisme supposé de St-Innocent lui-même. En l'état, ce ne sont que de vulgaires rumeurs.
Les fumées de poudres et de substances diverses apportent enfin une ambiance diffuse, confuse, tamisent les rayons et donnent à la scène la même solennité qu'à un Grand Temple lors d'une célébration. En cela, l'influence de la seconde période de vigile ménaïque est assez prégnante, du fait de l'insistance sur le decorum et la ritualisation des actes religieux.
Cette œuvre ancre donc un fait historique dans le passé tout en le drapant dans des éléments modernes et intemporels.
 
 
svenizkypeur
13 avril 2017 @ 02:19
TO LXVII
Roi en Hiver

Thème: Le protagoniste est soumis à un cycle de renouveau, avec un zénith en hiver et un aspect végétatif le reste du temps. Cette année, curieusement, le printemps semble avoir un effet revitalisant.
Contrainte: Le récit est exprimé du point de vue du protagoniste, qui utilise le pluriel de majesté ("je" => "nous").

Le Cortège

Au sortir d'un hiver laborieux mais productif, nous nous trouvions indécis. Nous ne souhaitions pas retourner en notre habituel sommeil, pourtant fatigués par la tâche de la saison. Nous décidâmes de veiller au-delà de l'équinoxe, déterminés à voir le monde sous une lueur neuve et différente, ainsi explorer les possibilités s'offrant à nous.
Poussés, non, propulsés par la curiosité, nous nous tînmes au bord du jour naissant. L'aube, fraiche encore, nous fit une promesse indistincte, porteuse d'espoir et de félicité.
Nous prîmes le parti d'espérer.

Il est surprenant de voir le sol dépourvu de verglas le matin. Nous sentons les arbres, nos fidèles valets décharnés, griffus, se gonfler de sève, enfler d'orgueil, et poindre de mille becs bruns. Partout, des tons rares voir oubliés se font jour: des bleus clairs, des verts tendres, intenses, profonds, puissants. La faune elle-même change, le lièvre, le renard, la chouette, le loup, chacun délaisse ses robes hivernales. Rusé goupil va jusqu'à se parer de tons vifs.
Quand aux oiseaux, leur vacarme est omniprésent, presqu'insupportable. Le babil interminable est en chaque jardin, chaque rue. Quand aux humains, enfin, ils poursuivent leur course folle. Ils sont égaux à eux-mêmes, bien que moins chaudement vêtus, pour s'accoutumer à la chaleur ambiante.

Les arbres sont pris d'une fantaisie particulièrement extravagante. Des becs bruns ouverts sortent de délicates structures. Nous entendons qu'on les nomme pétales et pistils. Ils ne semblent pas souffrir du surcroît d'effort pour les laisser pousser puis les nourrir. De puissants parfums s'en exhalent et se conjuguent aux odeurs de gazon tondu. Une noria de butineurs s'affaire de branche en branche.

A grand tintamarre, les humains s'assemblent. Des véhicules sont apportés, et forment la tête d'un bien étrange cortège. Il nous semble tel une procession bruyante, une exécution joviale, un enterrement hilare. Chacun porte vêtements chamarrés, casques, masques rutilants, maquillage resplendissant de mille feux. Les boissons coulent à flot, les libations vont bon train. Nous sommes engloutis par le convoi, contaminés par l'étrange, l’exubérante joie. Le cortège avance, descend une côte, accélère. Le rythme soutenu, la musique, l'ivresse sociale...
Nous sommes pris. L'un des fêtards arbore un casque figurant un autocollant "Cavale ou Crève". Cavale. Carnaval.
Nous achevons de nous dissoudre dans la multitude.

Dans l'ambiance capiteuse de plaisirs nouveaux, dans l'immense mêlée, dans la congrégation résonnante, nous reviennent comme en un songe de vieux souvenir. Nous ne savons vraiment qui nous sommes, nous ne voulons que crier, chanter, danser, proclamer notre joie. Un arrière-goût nous provient, un arrière-goût de maladie, de drogues, de mort. La vie s'exprime aussi dans les éclats de verre brisé. Il est brièvement plaisant de constater, somme toute, qu'Hivers et Printemps ne sont si différents.
Replongeons dans la mêlée.

Pause. Faisons là une pause, à ce croisement. Sous nos yeux ravis, la foule défile. Tous plus beaux les uns que les autres, tous plus ingénieux, tous plus amusants. Nous reprenons peu à peu nos esprits, notre individualité, petits morceaux par petits morceaux. Nous décidons de laisser là les grands boulevards et nous enfoncer dans le dédale de petites rues. Les maisons, les façades d'immeubles bas, taillées dans le calcaire doré, rappelant les meilleurs jours de Babylone.
Là nous accueille une merveilleuse créature. Eostre. Princesse du Printemps. Gardienne des jardins. Ravissant être au teint pâle et aux cheveux de feu. Qu'elle est belle. Son sourire nous fait fondre intérieurement.
Nous lui présentons immédiatement nos plus respectueux hommages.

L'entretien se déroule d'abord magnifiquement. Dame Eostre se rafraichit cependant. Nous nous enquérons de cette distance, légère mais soudaine. Son regard change. Son soucis devient apparent.
"Ami, tu restes Roi en Hiver. Ta poigne est de glace, et de glace ton contact. Tu gèles ceux que tu touches."

Il est vrai. Nos pas laissent une marque franche de verglas. Alentours, l'air est réfrigéré. Notre suite toujours fidèle est un cortège de ronces. Les herbes, les petites fleurs, les insectes... à notre contact tout dépérit et meurt.
Nous ne pouvons rester.
Nous prenons à regret notre congé.

Nous sommes de retour à notre caveau. Nous sombrerons bientôt dans un long sommeil, et ressurgirons au prochain solstice d'hiver. Avant que de nous perdre sous la masse de granit noir, nous jetons, tel ce pauvre Orphée, un dernier regard en arrière, un dernier sourire à Dame Eostre.
Nous nous reverrons peut-être.
 
 
svenizkypeur
07 avril 2017 @ 01:52
CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNAVAL!CARNA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svenizkypeur
06 avril 2017 @ 01:49
Thème: Le protagoniste est soumis à un cycle de renouveau, avec un zénith en hiver et un aspect végétatif le reste du temps. Cette année, curieusement, le printemps semble avoir un effet revitalisant.
Contrainte: Le récit est exprimé du point de vue du protagoniste, qui utilise le pluriel de majesté ("je" => "nous").


Crimson Sun: River of the Damned, Mingchen Shen
 
 
svenizkypeur
21 février 2017 @ 20:31
Hors donc, il se trouve que Je serai ce dimanche 26 Issy et là, en une fort aimable convention de jeu de rôle, pour faire gagner à l'un ou l'autre Meujeu une des fabuleuses statuettes de Gladeulfeurha.
Je serai à l'occasion déguisé en Pirate rouge mauve très très foncé, avec un groupe de faire-valoirs d'amis. Si d'aventures les joyeux compagnons sont présents, nous aurons le plaisir de nous croiser.
 
 
svenizkypeur
Louis Peyrrade, procureur. La quarantaine grisonnante, costume trois-pièces, lunettes discrètes, port altier, nerveux mais dans son élément.
On imagine peu les procureurs en hommes de terrains. Sportifs, peut-être, mais plus à raison d'une heure de course par semaine, ou d'un match de rugby en club.
Agresser un citoyen dans la rue hors de tout cadre légal, au beau milieu de la nuit, suivi d'un biathlon course/pistolet à silencieux, puis d'une séquence de lutte au sol, puis du meurtre de la victime à grands coups de dague de chasse, moins.

Une fois son épuisante et macabre besogne accomplie, Louis Peyrrade, procureur de la République, sale, fatigué, l'élégant trois-pièces maculé de sang, cache sommairement le cadavre dans une haie, va chercher sa voiture, prend divers clichés des environs, du corps, fait divers relevés au moyen d'instruments ésotériques, puis s'affaire à dissimuler toute trace de son forfait.

Deux jours après, dans sa cave, Louis achève de développer ses clichés. Il les annote, marque la chronologie de la poursuite, joint une copie de la carte des environs, retrace le trajet parcouru et les lieux traversés. Il compare avec les lieux de ses précédentes exactions, et annote une carte détaillée, affichée au mur de la cave.
Ici, un calvaire. Là, un champ s'étendant en partie sur un cimetière médiéval. Une ruine indistincte. Une vieille église. Les restes d'une villa romaine. Un village habité depuis l'Antiquité. Une grotte.
Les points, les trajets, tout cela commence à prendre forme, une forme qu'il ne connait que trop bien, pour l'avoir déjà dévoilé, déjà tracé sur de nombreuses autres cartes.

Louis Peyrrade, jeune étudiant en fin d'études de Droit. Rentrant à pied d'une soirée un peu arrosée, Louis sent le ton monter entre ses camarades de beuverie. L'un d'eux, après moult cris et insultes, décide de se séparer du groupe. Un silence malaisé s'abat, vite rompu par des des hurlements de panique, puis de douleur. Les amis tournent le coin de la rue vers lequel s'est éloigné leur camarade, prêts à porter secours.
Rien ne les préparait à cette vision d'horreur: le fêtard passablement énervé, désormais plus grand d'un bon demi-mètre, pourvu d'une abondante chevelure et d'une pilosité cutanée, d'une paire de corne, le peu de peau encore visible devenue pourpre, frappant, mordant, chargeant trois autres badauds nocturnes. Hurlant, avec son fort accent marseillais: "Le dieu Pan exige ses sacrifices!".
Oh, comme il aurait été simple de frapper à une porte avoisinante, et demander un fusil de chasse. Ce ne sont pas les chasseurs qui manquent, dans la région, ni les sangliers. Chacun, à la place préféra détaler.
Les journaux rapportèrent trois morts violentes un soir de fête. Louis, rongé par la culpabilité, se mit en chasse, la première d'une longue série.

***


Le Culte sacrificiel à Mors-Shaggataï, Abysse Infini, Prince-Régent du Chaos, Buveur du Sang des Jeunes Vierges vous souhaite un joyeux solstice d'hivers!
 
 
svenizkypeur


Beseech - Gimme Gimme Gimme
En attendant Ogma et le solstice d'hivers.
 
 
svenizkypeur
04 décembre 2016 @ 15:46
Jouissez du repos que vous donne le maître.
Vous étiez autrefois des cœurs troublés peut-être,
Qu'un vain songe poursuit ;
L'erreur vous tourmentait, ou la haine, ou l'envie ;
Vos bouches, d'où sortait la vapeur de la vie,
Étaient pleines de bruit.

Faces confusément l'une à l'autre apparues,
Vous alliez et veniez en foule dans les rues,
Ne vous arrêtant pas,
Inquiets comme l'eau qui coule des fontaines,
Tous, marchant au hasard, souffrant les mêmes peines,
Mêlant les mêmes pas.

Peut-être un feu creusait votre tête embrasée,
Projets, espoirs, briser l'homme de l'Élysée,
L'homme du Vatican,
Verser le libre esprit à grands flots sur la terre ;
Car dans ce siècle ardent toute âme est un cratère
Et tout peuple un volcan.

Vous aimiez, vous aviez le cœur lié de chaînes,
Et le soir vous sentiez, livrés aux craintes vaines,
Pleins de soucis poignants,
Ainsi que l'océan sent remuer ses ondes,
Se soulever en vous mille vagues profondes
Sous les cieux rayonnants.

Tous, qui que vous fussiez, tête ardente, esprit sage,
Soit qu'en vos yeux brillât la jeunesse, ou que l'âge
Vous prît et vous courbât,
Que le destin pour vous fût deuil, énigme ou fête,
Vous aviez dans vos cœurs l'amour, cette tempête,
La douleur, ce combat.

Grâce au quatre décembre, aujourd'hui, sans pensée,
Vous gisez étendus dans la fosse glacée
Sous les linceuls épais ;
Ô morts, l'herbe sans bruit croît sur vos catacombes,
Dormez dans vos cercueils ! taisez-vous dans vos tombes !
L'empire, c'est la paix.

- Victor HUGO (1802-1885)
http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/aux_morts_du_4_decembre.html