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svenizkypeur
02 août 2018 @ 18:10
"One funeral home, upon realizing they couldn't find the right body, tried to fix the problem by parading out three different bodies in the hopes one would be a winner. None were, and it turned out the right body was put in the wrong grave. At least they tried, though, unlike the funeral home in Tennessee that lost the body of a baby and did, you know, nothing. That's the end of the story. They got fined $1,000 for it, though, if you're wondering what the going rate for a lost human body is these days. And yes, babies do tend to get lost in some terrible ways, like the one that got tossed out with the linen at a hospital."
- Cracked.com, http://www.cracked.com/blog/5-inexplicable-things-that-keep-happening-to-dead-bodies/

Il ne faut pas jeter le bébé mort avec le suaire.
 
 
svenizkypeur
19 juillet 2018 @ 17:14
J'ai lu il y a quelques temps un ouvrage intéressant d'un certain A.S. Neill: Libres enfants de Summerhill.
Ce brave homme était professeur d'école au début 20e siècle en Angleterre. Il fondit ensuite son école privée, basée sur la liberté des enfants.
Imaginez l'idée: Une école au milieu de la campagne, où ne travaillent que ceux qui veulent. Généralement, les gosses passent de quelques jours à quelques mois à se faire à leur liberté nouvelle, ne foutent rien de la journée, jouent, puis finissent par s'ennuyer, et viennent d'eux-même en classe, être constructifs.
C'est inapplicable en France aujourd'hui, mais c'est une expérience intéressante.
On note un recours central pour lui à la psychanalyse. Il en parle avec fierté, mais n'a pas eu de formation spécifique en psychiatrie ni psychologie, pour ce dont Je Me souviens. C'est pour le moins gênant.
Neill est fortement progressiste pour son milieu et son époque, mais il a quand même quelques opinions qui le rattachent au 20e siècle.
Voici quelques extraits:

"Nous avons eu un professeur, une femme, qui était très susceptible et les filles la taquinaient toujours. Elles ne pouvaient taquiner personne d'autre puisqu'elles n'obtenaient de réaction de personne d'autre. On ne peut taquiner que ceux qui se drapent dans leur dignité."

"La question de l'avortement est un des symptômes les plus écœurants de l'hypocrisie et de la maladie de notre société. Il n'y a guère de juges, de pasteurs, de docteurs, d'éducateurs ou de soi-disant piliers de la société qui ne préfèreraient pas voir leurs filles avorter plutôt que de voir la famille déshonoré par la bâtardise.
Les riches évitent souvent les complications déplaisantes en envoyant leurs filles dans de chics cliniques privées. Là, on les traite pour de prétendues irrégularités de règles, ou Dieu sait quoi. C'est la classe moyenne peu aisée et les pauvres qui sont abandonnés littéralement le bébé sur les bras. Ils n'ont pas d'alternative. Si une jeune fille de la classe moyenne cherche énergiquement, elle pourra peut-être trouver un docteur qui l'avortera pour une somme substantielle, mais sa sœur plus pauvre courra le risque d'un avortement par un faiseur d'ange sans scrupule, ou bien elle aura son enfant.
[...] une civilisation qui mérite le prix qu'elle paie pour sa moralité répugnante. Ce prix, finalement, ce sont les maux de la chair, la misère et le désespoir."

"L'enfant peut pratiquer librement sa religion sans crainte de commentaires hostiles de la part des professeurs ou des élèves. Mais j'ai observé qu'aucun enfant ne désire pratiquer sa religion quand il est libre."
"Je n'ai trouvé aucune indication chez nos élèves me permettant de penser qu'avoir un culte est naturel pour un enfant. Quand l'idée de péché est abolie, la prière n'a plus de raison d'être."
 
 
svenizkypeur
13 juillet 2018 @ 17:00
Lors, Je suis retombé sur le créateur de Freeman's Mind, une série reprenant Half-Life et spéculant sur les pensées du héros.



Ross's Game Dungeon: Quarantine


Ross's Game Dungeon est une série de critique de jeux vidéos, généralement anciens, souvent assez obscures. La voix est plaisante, l'ironie mordante, les râleries souvent justifiées.

Puis, J'ai découvert Indigo (non, pas Montoya):

Arcanum: Of Steamworks & Magick Obscura | Troika Games Retrospective 1/3


Le ton est plus détendu, le propos plus analytique. Hors les grands classiques (Voir ci-dessus), on a aussi du petit truc moins connu.
 
 
svenizkypeur
03 juillet 2018 @ 20:52
Lors, le Camarade Typhon a publié au sujet de Kulfis, un type de crème glacée du Sous-Continent.
Pris de curiosité gustative, nous suggérons une mini-Tétyne pour déguster ce genre de merveilles gastronomiques.

Au programme:
-Kulfis
-Bavardages
-Autre chose?

Lieux:
-Paris?
-Banlieue Nord-Est?

Camarades, fin juillet, début août, plein août, qui vient?
 
 
svenizkypeur
24 juin 2018 @ 13:39

Verdun, on ne passe pas - Joullot, Cazol


Une autre très belle chanson des tranchées, musicalement parlant, avec les séquelles de la Guerre. On a les grands classiques de la propagandes : l'ennemi (aux ordres d'un aigle noir), est une nuée de corbeaux, d'assassins, de barbares, de laquais, qui se faufilent, qui fuient... alors que nos pioupious sont des hommes, des soldats, de fiers coqs qui résistent courageusement, héroïquement, jusqu'aux portes de la mort, sans faiblir.
J'avais dit "aucun rapport avec Barbara", car il n'y a pas de rapport direct avec son Aigle noir, mais dans les deux chansons, ce symbole représente une grande puissance; une menace pour Verdun, un espoir pour Barbara, une promesse d'Ailleurs.


Un aigle noir a plané sur la ville,
Il a juré d'être victorieux,
De tous côtés, les corbeaux se faufilent
Dans les sillons et dans les chemins creux.
Mais tout à coup, le coq gaulois claironne :
Cocorico, debout petits soldats !
Le soleil luit, partout le canon tonne,
Jeunes héros, voici le grand combat.

Et Verdun, la victorieuse,
Pousse un cri que portent là-bas
Les échos des bords de la Meuse,
Halte là ! on ne passe pas...
Plus de morgue, plus d'arrogance,
Fuyez barbares et laquais,
C'est ici la porte de France,
Et vous ne passerez jamais.

Les ennemis s'avancent avec rage,
Énorme flot d'un vivant océan,
Semant la mort partout sur son passage,
Ivres de bruit, de carnage et de sang;
Ils vont passer... quand relevant la tête,
Un officier dans un suprême effort,
Quoique mourant, crie : À la baïonnette
Hardi les gars, debout! Debout les morts !

Et Verdun, la victorieuse,
Pousse un cri que portent là-bas
Les échos des bords de la Meuse,
Halte là ! on ne passe pas...
Plus de morgue, plus d'arrogance,
Fuyez barbares et laquais,
C'est ici la porte de France,
Et vous ne passerez jamais!

Mais nos enfants, dans un élan sublime,
Se sont dressés; et bientôt l'aigle noir,
La rage au cœur impuissant en son crime,
Vit disparaître son suprême espoir.
Les vils corbeaux devant l'âme française
Tombent sanglants, c'est le dernier combat
Pendant que nous chantons la Marseillaise,
Les assassins fuient devant les soldats.

Et Verdun, la victorieuse,
Pousse un cri que portent là-bas
Les échos des bords de la Meuse,
Halte là ! on ne passe pas...
Plus de morgue, plus d'arrogance,
Fuyez barbares et laquais,
C'est ici la porte de France,
Et vous ne passerez jamais.


Je continue d'apprécier Dernière Volonté.
J'ai enfin sauté le pas, Je me suis mis à Duolingo pour bosser Mes langues.
J'accorde un Magnifique à qui devinera lesquelles. Un essai par personne, deux langues à trouver, un point par bonne réponse.
 
 
 
svenizkypeur
21 juin 2018 @ 21:54
Lors, J'étais retombé sur la Strasbourgeoise en cherchant des musiques pour le centenaire de la Première Guerre Mondiale.
Je Me suis aperçu par la suite qu'elle remontait à 1870.
Elle est très belle et très émouvante. Pourtant, si le thème "la guerre, ça tue les gens et ça brise les familles" est très juste, le thème "les allemands, c'est des sales boches" a assez mal vieillit. Qui plus est, la section commentaire de Youtube est fort mal fréquentée.
Force est de constater que le meilleur moyen de se débarrasser d'un ennemi, c'est de s'en faire un ami. A moins leur taper dessus mi-19e et plus leur tendre la main, ça aurait pu mieux se passer.

En parlant d'enfants cons et d'adultes négligents, c'est l'heure de parler du Tombeau des Lucioles. L'autre Proust, si vous voulez.
Alors, au Japon, pendant la fin de Deuxième Guerre Mondiale, Machin et Machine, frère et sœur, deviennent orphelins. Le père a "disparu" au front, certainement en refilant la peste aux chinois dans l'Unité 731 de Shirō Ishii. La mère défuncte peu après, des suites d'un barbecue tex-mex un peu épicé (le phosphore, faut avoir l'habitude). Les gosses squattent chez leur tante (la sœur de leur père), jusqu'à manquer d'argent pour payer le loyer. Les deux navrants marmots s'en vont donc camper dans la campagne, à attraper des insectes, grignoter des racines et sucer des cailloux.
Le caillou japonais, source essentielle de vitamines en temps de guerre, sachez-le.
Sauf que non, encore aurait-il fallu qu'ils le sussent, la petite meurt de faim, et le grand finit par se diriger vers la ville, pour retirer l'argent du compte bancaire de papa.
MAIS!
MAIS MERDE!
Ca fait 4h57 qu'on essaye de nous tirer des larmes alors qu'il aurait suffit que la tante 1) mette la gamine à l'école et en prenne soin 2) envoie le grand à l'usine et en prenne soin 3) prélève l'argent nécessaire à la nourriture, aux vêtements, médicaments, loyer... sur le compte de son propre frère, sans excès. S'il finit par revenir, il les reprendra, éventuellement en payant le reste. S'il est mort ou disparu définitivement, elle touchera une pension.
Ce film n'est pas une tragédie, c'est un fait divers. Rubrique des chiens écrasés.


Sack, Star Tribune, Jeff Session, DHS, Kids in cages


Une vrai tragédie, ce sont les USA, dans le monde réel. L'administration Trump qui se complaît dans sa corruption, et glisse chaque jours tranquillement un peu plus vers le fascisme.
Le coup d'éclat récent, c'était la décision de séparer les enfants des parents réfugiés / immigrés. Genre, pouf, direction le centre commercial abandonné, dans des cages en grillage, par terre, avec des couvertures de survie. Y'a pas beaucoup de jus d'orange, mais c'est quand même bien concentré.
(Mettre une image "Orange Jews - 100% concentrated".)
Il serait temps que les américains se bougent et mettent un gros taquet à leur extrême-droite (Publicus vestibulum, Publicus cycloclana, Publicus caporufa...), ça fait passer Macron pour un gentil centriste un peu de gauche, à cause du contraste. C'est très gênant. Ah, et la déchéance des USA, de démocratie libérale à oligarchie/kleptocratie/kakistocratie...
Je ne sais pas si J'en veux le plus à Obama de n'être pas sorti de l'ère Bush, ou à Bill Clinton de n'être pas sorti du Reaganisme.


Dernière Volonté - Je serai toujours
 
 
svenizkypeur
08 juin 2018 @ 23:39
Tranchée. Boue. Rats. Cadavres.
L'attaque ennemie est imminente.

Une odeur permanente de chlore pour verduniser.
Je suis le seul survivant de ma compagnie. Seul sur trois-cents mètres de tranchées.
L'attaque ennemie est imminente.
Que font les renforts?

Les renforts arrivent. La nouvelle compagnie. Fraiche de l'arrière. Je devrais partir. Je ne peux pas. L'attaque ennemie est imminente.
Ils s'installent. Nouveaux modèles de masques. Rasés de près. Tristes d'avoir quitté l'arrière, anxieux de combattre.
Munition. On fait le plein des munitions sous le ciel gris. Ce n'est pas de la pluie qui tombera.

Je m'appuie sur deux copains, qui me laissent contre un des murs de terre de la tranchée.
Le chef arrive, me salue. On discute. Rapport. Forces estimées. Nous, pas assez. Eux, trop. Leur artillerie va d'abord nous écraser, nous forcer dans nos abris, voir nous piéger dedans et nous condamner à étouffer.
Il y aura peut-être des gaz, de l'ypérite ou autre chose. Il y en a eu la dernière fois. J'en ai encore les mains qui tremblent.
Puis, quand ils seront près de nos défenses, ils nous auront à la grenade à manche. Au couteau. Au pistolet.
Je ne sais pas pourquoi je suis encore en vie.
L'attaque ennemie est imminente.

L'attaque ennemie a lieu. Comme prévu. Le bombardement. Les gaz. Les grenades. Retraite rapide et en bon ordre.
J'ai l'impression d'avoir fait un cauchemar de quelques secondes. Pourtant, les morts et les blessés sont bien réels.
Mes oreilles sifflent. Saignent. J'ai le coeur qui bat comme s'il allait s'échapper de ma poitrine. Encore.

La compagnie est bien atteinte. Ce n'est qu'un début. Les autres reviendront. Ils reviennent toujours.

Ils sont revenus. Les obus, les gaz, les grenades. Ils se sont approchés de la première ligne au point de tirer des coups de feu. La compagnie n'est plus qu'une centaine. Moins, même. Je pleure sans même m'en rendre compte. C'est nerveux.
Ils reviendront. Ils reviendront et ils prendront la première ligne. L'attaque ennemie est imminente. Ils reviennent toujours.

Ils sont revenus. Les obus, les gaz, les grenades. Les tirs de pistolets. Les combats à la pelle affutée, au couteau.
Ils ont pris la première ligne. On l'a repris à la grenade. Nous aussi, on en a. Cette nuit, on répare les barbelés, on met des mines et des charges explosives au Milieu, dans la zone vide. Ils ne bombardent plus là depuis quelques attaques. Ça en fera quelques-uns de moins.
On est une quarantaine à défendre trois-cents mètres de front. L'attaque ennemie est imminente. On l'attend de pied ferme.

Un des gars a fait une crise, ce matin. Ça arrive. Pauvre gars. On est encore un peu moins pour défendre.

Les bombardements. Un des abris a cédé. Les copains sont morts étouffés dedans. On a creusé comme on a pu. On en a sauvé deux.
Les gaz. C'était pas de l'ypérite. C'était autre chose. On a du se replier en troisième ligne. Les masques ne servaient à rien. On s'est battu à une tranchée d'écart. On a gardé une certaine distance.
Ils faiblissent aussi. On est moins d'une dizaine. Ils ont leurs renforts, on a les nôtres en chemin. Tiendrons-nous?
L'attaque ennemie est imminente.

Obus. Plus que d'habitude. On sentirais presque la colère de ne pas pouvoir nous briser.
Les gaz. J'ai vu un des gars tituber dans la nuée. Il n'avait pas le sien. Il ne l'avait pas. Je voulais...
J'ai pas pu. On ne pouvait plus rien pour lui. On l'a aidé comme on pouvait. Pauvre gars.
Je ne sais pas comment ou pourquoi je suis encore vivant. Pourquoi moi?
Le chef est là. Le dernier poilu vivant est sur ses genoux. Il agonise. Le chef lui tient la main. L'encourage. C'est fini.
Je ne vois plus les visages. Je vois des silhouettes. Des détails sur les uniformes. Les casques. Mais les trognes, j'ai pas les détails. Lui non plus. On est deux, sans visages, dans cet enfer. On est deux. On tiendra.

Tranchée. Boue. Rats. Cadavres.
L'attaque ennemie est imminente.
Que font les renforts?
 
 
svenizkypeur
Le bois de Belleau

Durant la Première Guerre Mondiale, les américains ont finit par se distinguer le 6 juin 1918.
Déjà, un 6 juin.
La leçon du jour, c'est "mitrailleuses > fusils à culasse" et "volume de feu > précision". Ah, et "4 ans d'expérience > doctrines offensives de kéké".
 
 
svenizkypeur
03 juin 2018 @ 22:19
Il y a bien longtemps, un temps que les moins de quatre ans de peuvent pas connaître, deux animateurs russes mirent en ligne une vidéo documentaire accompagnée d'une musique douce: BATMETAL était né.
Entre nous soit dit, c'est d'une toute autre portée que Babymetal.
Suivit un an plus tard la suite BATMETAL RETURNS.
Puis, plus rien pendant des millénaires des décennies trois longues années.
Enfin, il y a de cela quelques jours, et selon les paroles éternelles d'Adoprixtoxis, "J'ai reviendu!".
BATMETAL FOREVER est là, il est beau, il est frais.
Bon, ils ont aussi fait Jek Blek Mutant Ninja Turtle, mais Je M'en suis aussi rendu compte après coup.


Adoprixtoxis.
Adoprixtoxis.
Adoprixtoxis.
Adoprixtoxis.
C'est dur à dire.
 
 
svenizkypeur
02 juin 2018 @ 23:03

A Bastardized History of Doom Metal - Goniloc


On trouve également une histoire brutalisée du Thrash, du Black Metal, du Black Metal Irlandais et du Death.